EGALITE PROFESSIONNELLE : Où en sommes nous?

EGALITE PROFESSIONNELLE : Où en sommes nous?

Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, est une occasion de revendiquer et gagner l’égalité réelle au travail et dans la vie. Cette année, la CGT vous propose un zoom sur l’égalité professionnelle en entreprise.

Si le principe d’égalité entre les femmes et les hommes apparait avec la Constitution en 1946, le cadre légal évolue avec une succession de lois fixant des règles plus précises : mixité, salaires, recrutement, promotion, représentativité…). Un indice de mixité a été mis en place avec une obligation, pour les entreprises concernées, d’obtenir un score de 75/100 sous peine d’amende (dans la limite de 1% de la masse salariale annuelle)

Malgré cela, les inégalités restent persistantes. Voici quelques chiffres illustrant la situation (source INSEE chiffres clés de 2022).

  • Dans le secteur privé, les femmes gagnent en moyenne 14,1 % de moins que les hommes, et cet écart s’accentue avec l’âge. Les femmes demeurent sous-représentées parmi les plus hauts salaires. Selon une étude de l’INSEE sur les écarts de rémunération, accéder aux 3% d’emplois les mieux rémunérés est deux fois plus probable pour les hommes que pour les femmes.
  • 26.5% des femmes sont en temps partiel contre 8.4% des hommes.
  • L’indice de mixité moyen parmi les entreprises l’ayant déclaré est à 88/100.

Plus proche de nous à PCA :

  • Le taux de féminisation est de 59% en 2023.
  • L’indice de mixité était à 88/100 en 2023.
  • Des dispositifs RH sont mis en place pour encourager les femmes dans leur carrière.
  • L’Intégration de l’acculturation managériale à la mixité en entreprise est présent dans le parcours « Manager terre de confiance » sur la base d’un module facultatif.
  • Le taux de représentation des femmes est très fort chez les TAU mais moins chez les RM, en décalage avec le taux de recrutement de femmes.
  • Les femmes sont proportionnellement moins promues que les hommes.
  • Un écart de salaire est constaté entre femmes et hommes dès les premières années d’embauche.
  • Les demandes de temps partiel au-delà des 3 ans de l’enfant font encore l’objet de nombreux refus ou obstacle à la promotion et candidature aux filières professionnelles.

Si les femmes sont plus nombreuses à PCA, la CGT alerte sur l’aspect qualitatif de leur carrière professionnelle. Les chiffres évoluent favorablement mais lentement.

Il est temps de faire évoluer les mentalités !

La CGT revendique :

  • Un meilleur accompagnement de la parentalité.
  • Une obligation de formation à la mixité chez les managers.
  • Gommer les écarts de salaire.
  • Instaurer une vigilance sur les demandes de temps partiel.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*